Dite aussi en breton Croas ar saos

XVIe s. H: 4,50 m. Sur un socle cubique à deux degrés, un fût à pans de plus de 2 m en granite de Trégana,. Au-dessus, une croix en kersanton  ornée d’un chapiteau à la base et de fleurons-boules aux extrémités. De part et d’autre, un Crucifix et un Ecce Homo. (Christ aux liens)

La croix provient de Pontrohel (3,2 km S-0) et vint remplacer une croix au-moins aussi ancienne détruite pendant la Révolution.

Extrait des délibérations du conseil municipal

« cejour Seize germinal an neuf dela République française (6 avril 1801).Nous maire, adjoint et conseilliers municipaux dela commune de Locmaria Réunis au lieu ordinaire de nos assemblées et Sur la Réprésentation a nous faite par le maire de notre commune de la quittance de L’achat qu’il a fait dela croix dite croas ar Saos et de la permission dela faire transporter Dans notre cemitiere, avons arrêté que la dite quittance et permission soient insérés cijoint et d’après l’insertion déposé aux archives de la commune ce qui a été faite et copié comme suit :j’ai vendu a notre dame de l’ocmaria la croix Situé aux champs de ponrovel pour la somme de neuf frants dont je donne permission au maire de Locmaria de la transporter au cimittierre quand bon lui semblera ce jour aux conquet le vint trois mars mille huit cents un L’an neuf dela république signé marie catherine legleau. (2 germinal an 9). Nous maire, adjoint et conseilliers susdits certifions cette copie conforme a la quittance dela dite marie catherine Le Gleau et déclarons que la dite croix qui appartiendras au général dela commune, est érigée dans l’endroit que nous avons trouvé Le plus convenable en notre cemitiere, fait et arrêté les jours mois et année que devant.

JJestin Gel Coatanea s : jezequel i : perruz r : lehir g :Leosticd serves scao  Gme (Guillaume) Le Coat    Lénard maire   h : Rioüaln »

Pourquoi ce nom?

A l’origine « saoz » désignait les pirates saxons (ou vikings) du haut Moyen Age basés dans l’île de Bretagne qui venaient ravager régulièrement les côtes puis le mot a fini par désigner les Anglais en général dont la présence armée a été très fréquente dans la région.

Ces croix sont des mémoriaux  érigés en souvenir d’une victoire remportée, en remerciement d’avoir été épargné et/ou pour attirer la faveur divine et préserver l’avenir.

Celle-ci a pu être érigée après le débarquement en 1558 aux Blancs-Sablons d’une flotte anglo-flamande (7 500 h) pour prendre Brest à revers. Ils  incendièrent l’abbaye de Saint-Mathieu, ravagèrent Le Conquet et Plougonvelin. Ils sont défaits et rejetés à la mer par une contre-attaque menée par 9 000 nobles et paysans, conduits par Guillaume du Chastel.