GPS: 04°38,60921’W, 48°22,4774N

Ces deux stèles ont été plusieurs fois déplacées dans le bourg. Ce sont des stèles armoricaines de l’âge du fer (de -400 à -50 avant notre ère). Généralement, elles avaient pour rôle de signaler un lieu: cimetière, sanctuaire, source…

L’une est une stèle octogonale cannelée avec des pans très érodés vers le sommet et la base ; hauteur visible 1,95 m. + croix. L’autre est une stèle quadrangulaire, hauteur visible 1,65 m. + croix. Toutes deux en granite de Trégana.

La forme légèrement pattée des croix  et le soin apporté à faire coïncider le fût avec le sommet de la stèle, peuvent indiquer une origine assez ancienne (fin du Moyen Âge).

Les formes différentes de ces 2 stèles jumelées, l’une lisse et l’autre cannelée , symbolisant la juxtaposition des principes mâle et femelle, pourraient être le signe d’un culte spécial. A rapprocher de la tradition ancienne en cet endroit d’un monument païen consacré au culte de Vénus.

D’après la légende relatée par le dominicain Albert le Grand, saint Sané trouva à l’emplacement de l’église actuelle, un temple païen qu’il consacra à la Vierge Marie . Deux stèles voisines , espacées de 3 m, furent surmontées d’une croix : tout malfaiteur qui parvenait à se réfugier dans l’espace entre ces 2 croix bénéficiait du droit d’asile et ne pouvait plus être poursuivi par la justice; c’était le « coat ar c’hras », le bois de la grâce.